Aller au contenu principal
Fermer

Agent de renseignement français gracié au Mali : Paris fait part de sa "très grande satisfaction" après la libération de Yann Vézilier
information fournie par Boursorama avec Media Services 14/08/2026 à 16:42
Ajoutez Boursorama à vos sources préférées

Arrêté le 13 août 2025, Yann Vézilier avait été condamné à 20 ans de prison pour "atteinte à la sûreté de l'État".

Le ministère des Affaires étrangères. ( AFP / MARTIN LELIEVRE )

Le ministère des Affaires étrangères. ( AFP / MARTIN LELIEVRE )

La France a exprimé vendredi 14 août par son ministère des Affaires étrangères sa "très grande satisfaction" après l'annonce la veille de la grâce d'un agent de renseignement officiellement affecté à l'ambassade de France à Bamako, emprisonné depuis un an.

"Le retour de notre compatriote en France, auprès de ses proches, est un soulagement pour le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères comme pour l'ensemble de ses collègues", ajoute le ministère dans un communiqué.

Affecté à l'ambassade de France à Bamako, Yann Vézilier avait été condamné en juin à 20 ans de prison pour "atteinte à la sûreté de l'État" de ce pays sahélien dirigé par une junte en rupture avec la France. Il avait été arrêté le 13 août 2025 en compagnie de plusieurs officiers des Forces armées maliennes (FAMa), lors d'une opération menée par la Sécurité d'État (SE), les services de renseignement maliens. Il était accusé de conspiration contre les institutions.

"Accusations sans fondement"

Le ministère français des Affaires étrangères a dénoncé à plusieurs reprises des "accusations sans fondement" . En juin, il avait assuré que l'agent français "menait à bien une mission de coopération sécuritaire et en aucun cas la France n'a participé, directement ou indirectement, à la déstabilisation du Mali".

En réponse à cette arrestation, la France avait suspendu en septembre 2025 sa coopération antiterroriste avec le Mali et sommé deux diplomates maliens de quitter son territoire.

Cette grâce, après des années de fortes tensions entre Paris et la junte malienne, intervient au moment où les autorités militaires maliennes sont très fragilisées depuis plusieurs mois, après une vaste offensive fin avril d'une coalition de jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM, affilié à Al-Qaïda) et d'indépendantistes touareg du Front de Libération de l'Azawad (FLA), qui ont accru leur emprise dans le nord du pays.

Cette mesure ne "remet pas en cause les faits établis par un jugement contradictoire rendu au cours d'un procès", a toutefois souligné le gouvernement malien, affirmant que l'officier français a été "jugé et condamné à la suite d'un procès équitable" .

4 commentaires

  • 19:39

    Cet agent doit vite changer de métier, peut être technicien de surface ?


Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

Pages les plus populaires